Salle de bain à Saint-Etienne

Comment remplacer une baignoire par une douche facilement ?

Remplacer une baignoire par une douche : ce que ça implique vraiment

Remplacer une baignoire par une douche prend en général deux à quatre jours et coûte le plus souvent entre 2 500 et 6 000 €. L’écart ne vient presque jamais de la douche elle-même : il vient de ce qu’on découvre sous la baignoire une fois qu’elle est déposée.

C’est le chantier le plus demandé, et aussi celui qu’on sous-estime le plus. Voici ce qui se passe réellement entre le moment où la baignoire part et celui où la douche est utilisable.

Remplacer une baignoire par une douche : ce qu’on trouve dessous

Une baignoire cache trois choses pendant vingt ou trente ans : le sol, l’évacuation et le bas des murs. Tant qu’elle est en place, personne ne les voit.

  • Le carrelage s’arrête souvent au tablier. Une fois la baignoire déposée, il manque une bande de sol et parfois 60 cm de mur non carrelés.
  • L’évacuation est haute. Une baignoire évacue à 15 ou 20 cm du sol, ce qui est confortable. Une douche de plain-pied a besoin d’une évacuation basse : c’est là que se joue la faisabilité.
  • Le support peut être abîmé. Une fuite lente au niveau de la bonde ou du joint périphérique peut avoir travaillé pendant des années sans se voir.

C’est pour cette raison qu’un devis sérieux prévoit une ligne pour la reprise du support. Un devis qui n’en parle pas n’a pas anticipé le problème, il l’a seulement reporté.

La question qui décide de tout : la hauteur disponible

Pour évacuer, l’eau doit descendre. Il faut donc loger sous le sol fini la pente, la bonde et le tuyau. Selon la solution retenue, il faut compter de 8 à 15 cm environ entre le sol existant et le niveau final de la douche.

Trois cas se présentent.

Il y a de la hauteur sous le plancher

Typiquement une maison sur vide sanitaire, ou un plancher bois. On encastre l’évacuation, et la douche est réellement de plain-pied, au même niveau que le reste de la pièce.

La hauteur est limitée

Cas fréquent en appartement sur dalle béton. On passe alors par un receveur extra-plat de 3 ou 4 cm, ou par un léger ressaut de quelques centimètres. Ce n’est pas un échec technique : c’est un compromis assumé, et il vaut mieux le savoir avant la signature.

La dalle ne peut pas être entamée

On reste sur un receveur posé, avec un seuil bas. La douche gagne quand même en confort par rapport à la baignoire, mais elle n’est pas de plain-pied. Promettre l’inverse dans cette configuration, c’est promettre un problème.

Le déroulé, jour par jour

  • Jour 1 : protection des accès, coupure d’eau, dépose de la baignoire et du tablier, évacuation des gravats.
  • Jour 1 ou 2 : mise à nu du support, reprise de la plomberie, création de l’évacuation et de la pente.
  • Jour 2 ou 3 : étanchéité. C’est l’étape invisible et la plus déterminante : natte ou système liquide sur toute la zone humide, remontées sur les murs, traitement des angles.
  • Jour 3 ou 4 : carrelage, joints, pose de la paroi et de la robinetterie, silicone, nettoyage.

Entre l’étanchéité et le carrelage, il faut respecter des temps de séchage. Un chantier annoncé en 48 h chrono a forcément sauté une attente quelque part.

Ce qui fait vraiment varier le prix

À prestation égale, quatre postes expliquent l’essentiel de l’écart entre deux devis :

  • L’accessibilité du logement. Un troisième étage sans ascenseur, c’est de la main-d’œuvre en plus sur l’évacuation des gravats et la montée des matériaux.
  • La reprise ou non des réseaux. Si l’alimentation est en plomb ou en acier galvanisé, elle se change.
  • La surface à recarreler. Refaire uniquement la zone de douche coûte moins cher, mais le raccord avec l’ancien carrelage se voit toujours.
  • Le type de douche. Un receveur extra-plat posé est plus rapide qu’une douche entièrement maçonnée et carrelée.

Dans les logements de la Loire

Sur les chantiers que je réalise à Saint-Étienne et autour, deux configurations reviennent en boucle. Dans les pavillons des années 60 et 70, la baignoire occupe toute la longueur d’un mur et le plancher permet presque toujours d’encastrer l’évacuation : le plain-pied est accessible.

Dans les appartements du centre, la salle de bain a souvent été créée après coup dans un logement ancien, et la dalle limite ce qu’on peut faire. C’est là que le receveur extra-plat prend tout son sens. Dans les deux cas, la réponse se donne sur place, en mesurant, pas au téléphone.

Faut-il garder une baignoire dans le logement ?

La question mérite d’être posée avant de déposer. Si c’est votre unique baignoire et que vous avez de jeunes enfants, la remplacer peut se regretter. Si elle ne sert plus qu’à prendre des douches debout depuis des années, la réponse est claire.

Sur la valeur du bien, l’idée reçue selon laquelle une baignoire serait indispensable à la revente ne se vérifie pas dans les faits : ce qui compte, c’est qu’un logement de plusieurs chambres dispose d’au moins un espace de bain quelque part, pas dans chaque pièce d’eau.

Pour aller plus loin

Remplacer une baignoire par une douche peut entrer dans le champ de certains dispositifs d’aide à la rénovation. Les conditions à jour figurent sur France Rénov’.

Questions fréquentes

Combien de temps la salle de bain est-elle inutilisable ?

Comptez trois à quatre jours en moyenne, temps de séchage compris. Le point d’eau du logement reste disponible en dehors de la pièce concernée.

Peut-on garder l’ancien carrelage mural ?

Parfois, si la découpe tombe bien et si le modèle existe encore. Mais dans la majorité des cas, la bande laissée par le tablier oblige à reprendre au moins la zone de douche.

Faut-il l’accord de la copropriété ?

Dans la grande majorité des cas, non : tout reste dans votre lot. La question ne se pose que s’il faut intervenir sur la colonne d’évacuation commune, ce qui est rare.

Un receveur extra-plat, est-ce moins bien ?

Non, c’est une solution différente. Il est plus rapide à poser, plus simple à garantir en étanchéité, et il devient indispensable quand la hauteur manque. La douche carrelée offre un rendu plus intégré, mais demande plus de hauteur et plus de savoir-faire.

Peut-on installer une barre d’appui à cette occasion ?

Oui, et c’est le bon moment : la fixation doit se faire dans un support solide, ce qui se prépare avant le carrelage et non après.

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